Histoires · Famille et espérance
La vie au-delà du score : Juan Cuadrado et la foi revenue à la maison
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Le SEIGNEUR est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit abattu.Psaumes 34:18 (Proximité) · SBL
Image indisponible: Enfants s'entraînant au football sur un terrain vert ; image thématique, non Juan Cuadrado ni des participants identifiés de sa fondationAvant le stade, une absence
Avant que son nom apparaisse dans de grands stades, Juan Guillermo Cuadrado fut un enfant colombien qui perdit son père. Le portrait d’ESPN situe cette perte à l’âge de quatre ans et rappelle comment sa mère, Marcela, devint le soutien financier de la famille. Le deuil changea aussi la manière d’affronter chaque journée.
Nous ne reconstituerons pas cette mort comme une scène que nous aurions pu observer. Les récits publiés ne permettent pas d’attribuer ici des responsabilités avec certitude. L’histoire n’a pas besoin d’une accusation ajoutée pour reconnaître la gravité de ce qu’un enfant a perdu.
Lorsqu’on raconte la vie d’un sportif célèbre, chaque difficulté risque de devenir la première marche d’un escalier inévitable vers le succès. Pourtant, une absence n’est pas un entraînement. Une famille n’a pas besoin de souffrir pour mériter un avenir. Avant de parler du joueur, laissons une place à l’enfant dont la vie avait changé sans qu’il puisse le choisir.
Le psaume qui ouvre cette page parle de proximité avec le cœur brisé. Il ne transforme pas la perte en quelque chose de bon. Dans la foi, il rappelle qu’une personne blessée ne se trouve pas hors du soin de Dieu et ne devrait pas se trouver hors du nôtre.
Une mère maintint l’horizon ouvert
L’entretien de Semana avec Jeins Durán, collaborateur de l’autobiographie, évoque le travail de Marcela dans les plantations de bananes et le départ de son fils pour une possibilité sportive à Barranquilla. L’écrivain enquêta sur les lieux et interrogea des proches pour reconstruire ce parcours.
Derrière le voyage se trouvait une relation, pas seulement une ambition sportive. Partir était lié au désir d’améliorer leur vie commune. Il n’est pas nécessaire de reproduire le dialogue de l’autobiographie pour comprendre la tension d’un adieu : quelqu’un s’en va chercher une possibilité, et quelqu’un reste sans savoir ce qui arrivera.
Dans cette scène, la mère n’est pas un personnage secondaire destiné à applaudir lorsque viennent les trophées. Son travail fait partie des conditions qui ont permis de continuer. L’histoire de l’effort appartient aussi à ceux qui soutiennent une maison pendant qu’un autre essaie de trouver son chemin.
Reconnaître ce soutien ne signifie pas que toutes les familles disposent des mêmes possibilités. Certaines travaillent avec autant de dévouement sans trouver une ouverture semblable. La gratitude peut se souvenir des mains qui ont aidé sans transformer une issue favorable en mesure de la valeur des autres. Les responsabilités ordinaires méritent elles aussi une place dans le récit.
Le voyage ne comportait aucune garantie
Sur Caracol Radio, Cuadrado raconta avoir connu la faim pendant des essais footballistiques en Argentine et envisagé de rentrer en Colombie. Cette possibilité avait aussi son envers difficile.
Ce bref souvenir interrompt une lecture trop confortable du parcours. Depuis le présent, une carrière connue paraît organisée par des dates et des contrats. Pour celui qui la vit, un essai peut se terminer sans réponse et un voyage ouvrir davantage de questions qu’il n’en résout. Le talent ne supprime pas l’incertitude.
Nous ne connaissons pas chaque nuit de cette période, et nous n’avons pas besoin de les inventer. Il suffit d’entendre qu’il y eut du manque et que le retour devint une possibilité. Penser à rentrer ne fait de personne un lâche. C’est parfois une décision responsable ; parfois une question traversée en cherchant conseil et soutien.
L’histoire de Cuadrado continua dans le football professionnel. Notre lecture ne doit cependant pas promettre à un jeune que la persévérance conduit toujours à une carrière semblable. La valeur de sa vie ne dépend pas d’une sélection sportive. L’espérance doit être plus large qu’une seule porte, même lorsque cette porte occupe tous nos rêves et semble contenir tout ce que nous désirons.
Une conversation ouvrit une autre lecture de la vie
Dans son entretien avec Semana, Cuadrado attribua à Jackson Martínez un rôle dans son cheminement vers la foi. Il expliqua avoir commencé à lire la Bible et décrivit sa relation avec Jésus comme irremplaçable. C’est son témoignage personnel, non une explication de chaque résultat sportif.
Le centre du récit se déplace ici. Il ne s’agit plus seulement d’intégrer une équipe ou d’atteindre un objectif visible. Une autre question apparaît : quelle personne devenons-nous en poursuivant ces objectifs ? Un contrat peut modifier les conditions de vie ; il ne répond pas, à lui seul, à tous les besoins du cœur.
La lecture de la Bible ne doit pas être présentée comme une formule permettant de gagner des matchs. Dans notre réflexion, elle ouvre un espace pour examiner les priorités, apprendre et reconnaître les erreurs. Suivre le Christ ne nous dispense pas de répondre de nos décisions. Cela peut nous aider à en assumer plus honnêtement la responsabilité, sans prétendre n’avoir plus rien à apprendre.
Ce passage accompagne cette réflexion ; nous n’affirmons pas que Cuadrado l’ait cité dans cet entretien :
Pour cette raison même, déployez tous vos efforts pour joindre à votre foi l’excellence morale ; à l’excellence morale, la connaissance ;2 Pierre 1:5 · SBL
La foi et l’apprentissage n’apparaissent pas comme des ennemis. Le chemin reste ouvert, même lorsque d’autres pensent que nous sommes déjà arrivés.
La maison possède un autre tableau de score
Dans une conversation de 2019 publiée par El Tiempo à partir de ¡HOLA!, Cuadrado souligna la joie de retrouver sa femme et ses enfants. Melissa évoqua la place de Jésus dans sa vie. C’est le portrait qu’ils donnèrent alors, non une garantie de perfection familiale.
La différence entre un stade et une maison aide à lire ce témoignage. Au stade, on compte les passes décisives, les minutes et les buts. À la maison, le soin ne se réduit pas à une statistique. La présence, l’écoute, la réparation après une erreur et la patience que personne ne retransmet ont leur importance.
Nous n’avons donc pas besoin d’imaginer un foyer sans difficultés pour reconnaître l’importance du désir d’être présent. Une déclaration publique d’amour se prolonge par des décisions ordinaires. L’admiration pour un témoignage ne devrait pas nous faire oublier que toute relation a besoin de liberté, de respect et de responsabilité.
Pour le lecteur, la question peut être proche : que reçoivent les autres de nous lorsque nous cessons de jouer un rôle devant le public ? La vie chrétienne ne s’arrête pas là où les lumières s’éteignent. Elle s’apprend aussi dans cet espace où un nom célèbre cesse d’être essentiel et où la personne devant nous redevient importante. Ce soin garde sa valeur sans reconnaissance publique.
Pour qu’un autre enfant trouve une présence
La fondation de Cuadrado situe son origine en 2013 et décrit une formation associant sport, art et valeurs au soin des enfants et des familles. Sa page de programmes mentionne accompagnement psychosocial, visites à domicile et formation des parents. Ce sont des descriptions institutionnelles, non une évaluation indépendante de leurs résultats.
Cet horizon permet de conclure sans enfermer l’histoire dans les réussites d’une seule personne. Une enfance difficile n’oblige pas à créer une organisation, mais peut éveiller l’attention envers d’autres enfants. Une aide respectueuse n’a pas besoin de promettre que chacun deviendra une vedette ; elle reconnaît que chacun mérite du soin, même s’il ne le devient jamais.
La foi en Jésus-Christ apparaît ici dans le témoignage d’une relation personnelle et dans une orientation vers des liens qui comptent. Elle n’efface pas la mort du père et ne permet pas d’attribuer rétrospectivement une intention divine à chaque difficulté. Elle n’exige pas non plus de traiter la réussite professionnelle comme une preuve de supériorité spirituelle.
Il reste une histoire colombienne de perte, de soutien, de recherche et de responsabilité. Sa dernière question n’est pas combien de trophées nous obtiendrons. Elle demande ce que nous ferons de notre vie, des mains qui nous ont soutenus et de celui qui a encore besoin de compagnie. Commencer à répondre est parfois aussi simple et aussi exigeant qu’être présent, écouter et aider sans réclamer en retour un résultat extraordinaire.
Sources et contexte
- ESPN: infancia, pérdida familiar y trabajo de Marcela Bello
- Semana: entrevista personal con Cuadrado sobre su historia y su fe (2021)
- Semana: Jeins Durán explica la investigación y escritura de la autobiografía
- Caracol Radio: Cuadrado recuerda las dificultades de sus pruebas en Argentina
- El Tiempo / ¡HOLA!: conversación con Cuadrado y Melissa sobre familia y fe (2019)
- Fundación Juan Cuadrado: origen, propósito y formación mediante deporte y arte
- Fundación Juan Cuadrado: acompañamiento familiar y programas sociales
Le récit ne contient ni dialogues ni pensées intimes inventés. Les versets et la réflexion finale sont une application éditoriale, et non des paroles attribuées au protagoniste.
Que Dieu continue de vous bénir et que vous passiez une excellente journée en Jésus-Christ !
Recueil de chants